Quel lien entre la rentrée, notre vie chez la logeuse et le godemiché, voilà qui nécessite une note puisque nous venons de vivre un scabreux épisode ...
Ces derniers jours de chaleur, notre logeuse passait le plus clair de ses après midi dans sa chambre à regarder la télévision, délaissant ses sorties habituelles. Le problème c'est que son hygiène douteux combiné à la chaleur actuelle et à sa manie de ne jamais aérer sa chambre en fait une cocotte minute ... bref ca poque la mort et les effluves séniles envahissent nos sphères privées.
Du coup chaque fois qu'elle sort on se jette dans sa chambre un mouchoir parfumé sur le nez pour ouvrir grandes fenêtres et faire entrer grands vents en criant "ca puire ! ca puire !". Bien sûr cela ne dure qu'un temps et la vioque revient toujours trop vite et ferme les fenêtres pour préserver son antre nauséabond.
Hier c'en fut de trop et nous étions à deux doigts de saccager sa chambre en son absence. Nous nous sommes mis à fureter et à ouvrire placards et tiroirs à la recherche d'un peu de mal à faire, d'une vengeance mesquine à mener vite fait. En remuant le contenu bordélique de son tiroir, ma main ... mon innocente et pure main a saisi un objet oblongue et inhabituel ...
Un g*d€m!(h& !!!!!!!
J'ai aussitôt relâché la chose et suis accouru en criant avec des cris aigus et effeminés vers la salle de bain pour dépolluer mes deux nobles membres avec des détergeants.
La vérité est là toute crue devant nous, le Réel dans tout son immonde noirceur : deux godemichés baignent parmi ses efets personnels, l'un inerte et l'autre motorisé. La cochonne fait ses diableries sous notre nez, à quelques centimètres de nos chères études.
Décidés à punir le crime nous posâmes l'arme du crime sur le bureau au beau milieu de la pièce centrale, pour que la stupreuse en rentrant fût confondue, et se trahisse par sa propre honte et fit des confessions publiques humiliantes !
Les heures passèrent, je sortais me promener dans le quartier .... je rentrais .... et là F. se jette sur moi "elle est rentrée ! il a disparu, elle l'a caché !" .... notre stratagème échoua! Faute de pièce à conviction pour la confondre, nous ne pouvions plus la mettre au pied du mur ..!
On décide alors la stratégie du non-dit. On la croise dans la soirée, elle nous regarde en coin dans un mélange de froideur et de peur. Tout le monde sait que tout le monde sait et personne ne dit rien ... Entre nos rencontres à la cuisine et des propos banals échangés, nous glissons de temps en temps une allusion ou une contrepèterie, dans son dos nous faisons des gesticulations méchantes et des simulations .....
Malgré tout , il fait toujours chaud et ca puire ...
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