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mai 06, 2004

Commentaires

Matoo

La vieiiiiiiiiiiiiille ! ouaiiii ! :)))

Raphaël Zacharie de Izarra

- Préludes à l'amour -

– Gertrude, ramène donc ton treux à truie que je t'y foute ma grosse pinasse en-dedans et que je t'y engrousse que comme ça dans neuf mois t'auras un phoque bien de chez nous qui te sortira du treux de culasse !

– L'Alphonse, t'es un ange ! Aujourd'hui c'est la Saint-Valentin et tu vas me mettre un fruit des entrailles dans ma panse à engroussailler ! T'as raison mon Alphonse, mets-z-y donc au fond de ma panse à enfanter ta grosse tripe à fumelle !

– La Gertrude, je t'aime et je m'en va te le dire dans l'étab' à vaches avec ma triquaille au fond de ton treux de coche. Ca te va comme genre de dîner aux chandelles, ou tu veux que j'ajoute un peu de gnôle dans les gosiers, histoire de bien te rentrer dans les tripes à enfanter que tu mettras au monde un vrai péquenaux qui nous ressemb' et pas un fainéant d'parigot ?

– L'Alphonse j'préfère que tu me loges ta triquaille de boeuf tout de suite dans la matrice tant que l'utérus y demande à être enfanté, pasque après je va chier mon purin dans la fosse que j'ai les boyeux pleins de chiure à évacuer ! Ca fera un souvenir de la Saint-Valentin qu'au printemps avec tout c'fumier les coriottes du jardin d'légumes elles pousseront comme c'est pas possib' !

Raphaël Zacharie de Izarra

- LA VIEILLE EST CREVEE -

La vieille elle a enfin crevé ! C'est pas trop tôt. Sale vacharde, va ! Ca s'est passé ce matin, elle est morte en se réveillant. Comme une grosse enflure de raclure de purin de vache qu'elle a toujours été !

Elle a pas eu le temps d'avaler le pain de ses héritiers, la vieille ! La vacharde de vacharde ! Jusqu'au dernier moment elle voulait encore m'avoir c'te vieille enflure de mémé ! Elle a crevé avant de pouvoir bouffer une dernière fois, c'est le mieux qui a pu se passer ce matin. Le café que j'ai fait chauffer ce matin, je peux vous dire qu'elle l'aura pas emporté dans la tombe cette vieille ordure !

La mémé elle a crevé ce matin, c'est mieux pour tout le monde comme ça. Allez ! On va pas la regretter cette enflure de mémé. Sale vieille, va !

Je va aller voir le notaire après que je serai allé la foutre dans l'trou, c'te vieille putain ridée ! Elle a qu'à crever jusqu'à plus finir dans son trou la vieille, pasque maintenant c'est la place aux jeunes ! Ca fait vingt ans que j'attends l'héritage. Elle m'aura fait chier pendant vingt ans cette salope ! Maintenant que t'es crevée, pis bien crevée encore, la mémé t'as rudement intérêt à ce que ton foutu héritage y soye juteux comme un jus de patate pasque sinon je vas aller te maudire éternellement et même jusqu'à la fin des temps sur ta tombe qu'elle va encore me coûter les yeux de la tête, foutue mémé de vieille salope d'emmerdeuse va !

Tu vas voir comment je va aller chercher ma part qui me revient de plein droit ! Pis je saurais bien le dépenser ton héritage, fais-moi confiance, ordure !

Ce matin la mémé elle a crevé. Pis bien comme y faut, vieille salope de vacharde qu'elle est ! Le curé y va venir, je lui donnerai la pièce, et pis après j'irai voir le notaire pour qu'y m'donne ma part d'héritage.

T'es crevée mémé, alors y a intérêt à ce que tu payes maintenant que t'es morte. Vingt ans que j'attends. Ordure !

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

- LA VIEILLE EST CREVEE -

La vieille elle a enfin crevé ! C'est pas trop tôt. Sale vacharde, va ! Ca s'est passé ce matin, elle est morte en se réveillant. Comme une grosse enflure de raclure de purin de vache qu'elle a toujours été !

Elle a pas eu le temps d'avaler le pain de ses héritiers, la vieille ! La vacharde de vacharde ! Jusqu'au dernier moment elle voulait encore m'avoir c'te vieille enflure de mémé ! Elle a crevé avant de pouvoir bouffer une dernière fois, c'est le mieux qui a pu se passer ce matin. Le café que j'ai fait chauffer ce matin, je peux vous dire qu'elle l'aura pas emporté dans la tombe cette vieille ordure !

La mémé elle a crevé ce matin, c'est mieux pour tout le monde comme ça. Allez ! On va pas la regretter cette enflure de mémé. Sale vieille, va !

Je va aller voir le notaire après que je serai allé la foutre dans l'trou, c'te vieille putain ridée ! Elle a qu'à crever jusqu'à plus finir dans son trou la vieille, pasque maintenant c'est la place aux jeunes ! Ca fait vingt ans que j'attends l'héritage. Elle m'aura fait chier pendant vingt ans cette salope ! Maintenant que t'es crevée, pis bien crevée encore, la mémé t'as rudement intérêt à ce que ton foutu héritage y soye juteux comme un jus de patate pasque sinon je va aller te maudire éternellement et même jusqu'à la fin des temps sur ta tombe qu'elle va encore me coûter les yeux de la tête, foutue mémé de vieille salope d'emmerdeuse va !

Tu vas voir comment je va aller chercher ma part qui me revient de plein droit ! Pis je saurais bien le dépenser ton héritage, fais-moi confiance, ordure !

Ce matin la mémé elle a crevé. Pis bien comme y faut, vieille salope de vacharde qu'elle est ! Le curé y va venir, je lui donnerai la pièce, et pis après j'irai voir le notaire pour qu'y m'donne ma part d'héritage.

T'es crevée mémé, alors y a intérêt à ce que tu payes maintenant que t'es morte. Vingt ans que j'attends. Ordure !

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

Gastéropode,

L’ardent buisson toujours se consume avec la paille de nos illusions. A Chatou comme sous et sur les toits les plus chers à nos cœurs, partout elle chemine tel un félin. Entre gouttières et rebords de l’âme. Levons les yeux, elle est arrivée à nos lucarnes. Cet après midi en revenant du cimetière du Mans (c’est la première fois que je le visite), une sirène de pompier désaccordée mugissait dans l’air, à la fois comique et funèbre, insupportable et cocasse. Macabre pour tout dire. C’était le chant sans harmonie de l’agonisant qui hurlait dans la ville. Une sirène mal réglée !

Gastéropode, le grand temps est venu pour causer avec l’E.

Un malappris a renversé le VASE sur la vieille tombe où gît l’E. Le Temps et l’Eternité. J’ai fauché des vents et récolté des semis, volé des airs et pris des grands chemin de traverse. A l’angle de la rue Auguste Lenoir en direction du bas, une croix indique la flèche du Tout. Ne jamais la suivre, mais la fuir. A peste de vue, la tour blanche est une Babel dans la nue. Chartres rentre, se creuse, s‘immobilise, Chatou sort, s’offre, s’ouvre. Grêles et vents fous modèrent les ardeurs de la marée. Aucune destinée au-delà la ligne.

Isabelle, n’en parlons plus.

Un VASE sur la vieille tombe de E. a été durablement changé de place et sa fonction n’est plus la même. Le lieu a été perturbé, la position est autre. Renversé, il occupe un rôle étranger pour lequel il a été initialement destiné. C’est ce VASE renversé qu’il faut retrouver.

« SAVE » le VASE. Savoir où est le VASE vaste et évasif. Exactement. Ne rien rajouter ni ôter.

Surtout, ne pas suivre la croix vers le bas.

Bonne chance.

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

PESANTEURS DU COEUR, LEGERETES DE L'AME

A Sillé-le Guillaume vers la fin de l'été je montais en direction de la pierre pieusement érigée, l'église, à la rencontre d'une illuminée aux allures de vestale. Qui devinerait que Sillé-le-Guillaume avec ses torpeurs provinciales abrite mes secrets d'esthète ? Des souvenirs intimes et éblouissants, mélancoliques et fulgurants m'ont rendu chère cette cité... Jadis dans cette ville j'expérimentais prouesses amoureuses et éprouvais feux de l'esprit. Une fois encore j'ai voulu faire se croiser ces deux sommets du coeur et de l'âme. Une jonction de la terre et du ciel, du temporel et de l'infini : amour terrestre et élévation spirituelle. Ce jour-là c'est en compagnie de Nathalie que je souhaitais accéder à l'ivresse sacrée, désireux d'oublier ma douleur d'avoir perdu Isabelle.

Messager céleste et femme glorieusement incarnée, Nathalie que j'étreignis bientôt s'était manifestée à moi comme un mystère, une interrogation. A travers elle le Ciel m'avait exaucé puisque trois jours après nos baisers échangés à l'ombre du clocher, le miracle eut lieu : émue par le serment de nos lèvres, Isabelle revint à moi. Le tremblement de nos coeurs avait réveillé ses ardeurs. J'avais pris soin, en effet, de mettre au courant Isabelle de mon rendez-vous avec sa rivale.

Mais, ironie du sort, Nathalie qui devait me faire revenir Isabelle avait pris sa place... A peine conçue, je devais étouffer ma flamme car l'aimée, celle dont j'avais tant pleuré l'absence, m'était revenue. Même si mes sentiments pour Isabelle n'étaient plus aussi ardents, Nathalie ayant involontairement détourné à son profit mes feux, la volonté céleste exigeait que je retournasse vers l'amante prodigue.

Ce que je fis avec une joie amère au coeur. Je retrouvais Isabelle certes, mais en même temps je perdais Nathalie.

Au contact de Nathalie, Isabelle prenait moins de prix dans mon coeur décidément inconstant... Désemparé, tiraillé entre les tourments exquis de l'amour naissant et le désir de sauver un hyménée de longue date, devais-je écouter ses battements et faire offense au Ciel qui m'avait fait revenir l'amante de toujours, ou devais-je le faire taire et acquiescer avec reconnaissance à la grâce qu'Il m'avait accordé ? A force de prières j'étais parvenu à Le faire fléchir, et voilà que j'étais tenté de détourner les yeux du cadeau divin !

Le temps, me dis-je alors, apporterait la réponse à mes hésitations.

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

AU CLAIR DE L'UNE, A L'OMBRE DE L'AUTRE

Mademoiselle,

A la vue de la Lune montant dans la nue, vos traits s'imposent à moi. Toujours, je vous ai associée au disque lunaire, vous ma claustrale, vous ma mélancolique amante. Pâle apparition aux charmes muets et au visage vague, vous êtes l'appel du large : celui des profondeurs sidérales et des étoiles lointaines.

Vous êtes ma consolation poétique, une sorte de lueur au firmament qui entretient en moi le rêve. Demeurez pour toujours cette spectrale, frêle créature croisée entre poussière et azur, entre ciel et gargouilles. Votre orbite est onirique, vous l'astre au teint blême. Chaque fois que je regarde la Lune, c'est votre visage que je vois Mademoiselle, aussi doux qu'une chandelle, mystérieux comme un oiseau de nuit, hâve tel un fantôme.

Lorsque passe au-dessus mon toit la sphère étrange, qu'elle chuchote à travers ma fenêtre, qu'elle se fait compagne de mes insomnies, c'est vous que j'entends frapper au carreau, vous qui hantez ma chambre, vous qui me tenez en éveil.

La Veilleuse qui luit au zénith me rappelle la triste chartraine que vous êtes. Vous ne cessez de tourner autour de moi Mademoiselle. Et tout comme la blanche Dame au dos rond, vos grâces sont tombales. Je chante à l'infini votre beauté funèbre.

Vous avez les attraits cosmiques des sélènes créatures et des filants objets qui peuplent la voûte, hôtes célestes que je poursuis comme un Graal à ma portée.

Vous ressemblez au mystère d'en haut. Vous êtes un temple, et de ce temple s'élève une prière. Et cette prière, c'est la mienne. Et je m'adresse à vous. Et le sens de ma prière est l'amour.

Chartres est mon éden et ma douleur, ma gloire et ma misère. Et votre rivale de chair qui partage mon alcôve, ma plus chère faiblesse. Vous, vous êtes mon purgatoire, ma croix, mon linceul. Et puis ma rédemption, ma lumière, mon salut. L'une est ma conquête temporelle, l'autre ma victoire céleste. L'une à ma gauche, l'autre à ma droite. L'une est un peu ange, l'autre un peu diable. Tiraillé entre ces deux feux, je me consume.

Ma plume est une flamme et vous Mademoiselle, vous êtes un songe. Des deux follets sont nées ces lettres d'artifices.

Je vous destine ces mots. Je m'en retourne à ma Lune, à ma compagne légitime et à mes chères étoiles, ne cessant de songer à vous.

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

Les mystères de Marie-Vertu

Marie-Vertu, de son vrai nom Angeline Latour, était une vieille putain décatie et vérolée qui vivait dans sa modeste maison en plein coeur du village. Particulièrement corrompue par ses vices, elle arborait souvent avec fierté une casserole en aluminium sur la tête.

Très intelligente, très méchante et très laide, elle était également légèrement fêlée du ciboulot.

Marie-Vertu s'endimanchait pour un oui, mais jamais pour un non. Ses rares clients se comptaient sur les doigts d'une seule main : Monsieur le maire, Monsieur le curé et Monsieur le juge. Parfois le député, l'archevêque et le Directeur du Cabinet Ministériel passaient en coup de vent chez l'affreuse prostituée. On ignore pourquoi.

La vieillarde indécente aimait beaucoup passer des journées entières à trier des cailloux selon leurs formes et leurs couleurs car, comme nous venons de le préciser, bien qu'avantagée par un esprit fort vif, celui-ci cependant souffrait de quelque travers héréditaire.

Etait-elle chrétienne, ex-boxeuse, adepte modérée de la pêche à la ligne ? A part ses fréquentations flatteuses, on ne savait de cette vieille putain ridée que ce que racontaient les colporteurs de ragots. Ce qu'elle faisait sous son toit, nul ne pouvait en dire quoi que ce soit. On ne la voyait que dans sa cour pleine de vieux cageots disloqués en train de trier des tonnes de cailloux ou recevant les notables évoqués plus haut.

La nuit au travers de ses petits carreaux il n'y avait rien à voir étant donné que tout était éteint. La cheminée laissait échapper une fumée toute banale. Son courrier se limitait à des offres publicitaires tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Alors ? Alors Marie-Vertu cachait bien son jeu, tout simplement.

Par un frais soir de juin le Directeur du Cabinet Ministériel s'attarda chez elle au lieu de passer en coup de vent comme à son habitude. On le vit prendre congé de son hôte juste avant 23 heures, un foulard ocre au cou, un panier de vieux journaux à la main, un chapeau de papier sur la tête.

Le lendemain, il fut décidé d'augmenter considérablement les impôts locaux dans tout le canton.

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

Tristes médiocres

Gens de peu, esprits de rien, âmes pauvres, têtes vides, coeurs indigents, médiocres de toutes conditions, abrutis de toutes origines, tristes gens qui ne pensez pas plus haut que vos fronts mous, je vous destine ces mots durs.

Vous les méritez.

Je vous envoie à la face ces éclats de vérité, vous les ternes mortels qui n'avez jamais connu autre chose de mieux dans l'existence que vos petits dimanches aux bistrots, de plus sublime que vos fraternités syndicales, de plus brillant que vos horizons terrestres entre juillet et août. La mort vous inspire des réflexions d'épiciers, des sentiments de carreleurs, des terreurs de petits épargnants : vous ne vous souciez que de la validité de votre assurance-vie, des termes de votre contrat-obsèques, de la qualité matérielle de votre stèle bon-marché...

L'apothéose de votre vie se résume aux mensualités d'une longue, placide, stérile retraite.

Vos plus chères aspirations de ruminants bipèdes se bornent à l'achat de quatre petits murs de parpaings entourés d'une petite haie taillée au millimètre avec un petit garage au sous-sol pour y ranger votre petite voiture. Un petit carré de bonheur pré-fabriqué que vantent vos prospectus (que vous lisez scrupuleusement !) afin d'y passer votre petite vie de petits vieux frileux. Votre littérature, c'est le magasin alimentaire de la zone industrielle à deux pas de vos quatre petits murs de parpaings-bonheur... Vos espérances de cotisants à la Sécurité Sociale, c'est de gagner au LOTO.

Vos autres idéaux, plus accessibles, c'est la niche du chien, la canne à pêche, l'héritage...

La mort ne vous tourmente nullement : vous avez toutes les assurances qu'il faut pour ne plus vous en soucier... Vous voilà rassurés puisque vous avez pris vos précautions en cas de "malheur". La vie ne vous émerveille pas plus que ça : vous avez bien mieux que les forêts et les étoiles étant donné que vous êtes abonnés à la télévision par satellite... Votre paradis défile à heures fixes sur votre écran, aussi plat que votre existence.

Anonymes endormis, habitants sclérosés des villes sans nom, vous qui êtes satisfaits de vos destins indolores, vous les insignifiants, vous les citoyens sans histoire ni imagination, vous les automobilistes convaincus, vous les paresseux du coeur et de l'esprit, que ces mots salutaires ne vous épargnent surtout pas.

Qu'ils vous percutent en plein "bonheur" temporel où vous pataugez depuis votre naissance afin que la prochaine rayure sur votre voiture ou l'anniversaire de votre caniche deviennent des causes secondaires et que l'essentiel ne passe plus par le fil de votre antenne de télévision ou par les compartiments de votre réfrigérateur mais par les fibres éthériques de votre être définitivement éveillé.

En attendant ce jour je continue, inlassable, de vous répéter ces mots.

Vous qui avez lu ce texte avec irritation, vous qui n'avez pas supporté de me lire, vous qui vous êtes sentis agressés à travers ma plume : vous êtes précisément les tristes médiocres qu'avec férocité je viens de railler.

Raphaël Zacharie de Izarra

Raphaël Zacharie de Izarra

LETTRE A CHIRAC

Monsieur le Président de la République,

Citoyen éveillé et responsable de ce pays riche, puissant et influent que vous gouvernez, et par-delà ma simple citoyenneté française, âme consciente des tristes réalités accablant une grande partie de la planète loin de nos frontières préservées, je m'adresse à l'homme de pouvoir que vous êtes.

En vertu de mon droit inaliénable (et de mon devoir de citoyen éclairé) d'exercer liberté d'expression, énergie et intelligence aux services du bien public, du progrès social et humain, de la fraternité et de la justice universelles -valeurs suprêmes dont la France républicaine s'enorgueillit traditionnellement de manière très officielle lors de cérémonies magnifiques et coûteuses-, je vous rappelle simplement que l'on meurt encore de misère en 2006 dans ce monde censé être réglé par un humanisme occidental dominant, cher aux dirigeants des nations les plus nanties.

Humanisme pompeusement revendiqué par une poignée de pays s'appropriant d'autorité la presque totalité des richesses du globe pour les gaspiller à des fins de confort et de bien-être dont les excès indécents sont devenus la norme, même chez les plus pauvres de leurs chômeurs. Pays prétendument civilisés, exemplaires dont fait partie la France. Je constate que le cynisme, Monsieur le Président, est toujours du côté des plus forts qui ont l'immense avantage de pouvoir manger même quand ils n'ont pas faim, d'emmener leurs chiens chez le vétérinaire au moindre aboiement de travers, de s'offusquer que leur avion décolle avec un quart d'heure de retard ...

Solidarité, altruisme, partage, justice : vains mots dont use et abuse notre république plus soucieuse de lustrer sa façade à coup de défilés militaires dispendieux et d'augmenter le niveau de vie de ses habitants toujours plus avides de confort, de vacances à la mer, de nouvelles chaînes de télévision, de matchs de football que de se serrer nationalement la ceinture avec héroïsme et pédagogie afin de mettre en pratique les valeurs les plus fondamentales qu'elle prétend défendre.

Partager les richesses Monsieur le Président, que dis-je partager, simplement ôter aux gavés que nous sommes une petite partie du surplus qui nous asphyxie afin d'en faire profiter les damnés qui n'ont pas eu l'heur de naître entre nos frontières dorées, partager les richesses disais-je, est-ce un objectif si inatteignable, si révolutionnaire, si impopulaire que cela dans un monde où, pour prendre un exemple étranger qui cette fois n'offensera pas votre fibre civique, il y a quarante ans un citoyen américain marchait sur la Lune au prix faramineux de millions de dollars pour chaque pas effectué, compte tenu des dépenses pharaoniques qu'exigea un tel programme spatial ?

Est-ce donc plus simple de faire sortir de nos usines républicaines canons, bombes et autres ingénieuses inventions martiales à la pointe de la technologie afin de répandre souffrances, misères, destructions pour des raisons qui Monsieur le Président, curieusement vous apparaissent toujours excellentes, pourvu que ces engins si utiles au bien de l'humanité soient vendus aux belligérants à des prix hautement patriotiques ?

Est-ce si insurmontable que ça de distribuer équitablement ces richesses qui nous étouffent, tellement encombrantes qu'elles débordent de nos poubelles ? Je ne parle pas politique ni grandes et complexes affaires économiques ici. Il est juste question de bon sens, de calcul basique, d'humanité élémentaire accessible même au plus borné des esprits. Pas de sentiments ni d'idéal, uniquement une réflexion froide, raisonnée, détachée, sommaire, confondante de simplicité : d'un côté on meurt d'excès, de l'autre on meurt de carences dans un monde où techniquement, matériellement il est possible de subvenir aux besoins vitaux de chaque individu, où qu'il se trouve sur la surface du globe.

Faut-il Monsieur le Président, être nécessairement bardé de diplômes, avoir fait des années d'études supérieures, sortir de l'ENA pour saisir cette effroyable réalité ?

Nous nous scandalisons à juste titre pour les conséquences funestes dans nos maisons de retraite d'un été virulent long de trois semaines. La catastrophe des pays les plus pauvres est quotidienne cependant, et pendant ce temps nous nous battons pour des chartes de qualité à propos de vacances, nous nous engageons pour des revalorisations de salaires, nous nous agitons pour le respect de normes européennes au sujet de la composition de nos crèmes solaires anti ultra-violet... Chaque jour de l'année les victimes de la faim sont cent fois plus nombreuses qu'un été de canicule en France. 365 jours par an, des êtres humains de tous âges meurent sous les regards certes apitoyés, compatissants, révoltés, mais parfaitement passifs de républiques très solennelles (dont la France), très dignes et très à cheval sur les principes sacrés de fraternité universelle, d'altruisme, de solidarité qu'elles incarnent...

Il est grand temps de dénoncer ce cirque Monsieur le Président. Les clowns ventrus du haut de leurs trônes compassés sont bien sinistres dans leur rôle de défenseurs des Droits de l'Homme...

Les premiers droits, qui consistent à manger à sa faim, à accéder aux soins et à l'éducation, ne sont-ils pas bafoués éhontément par ceux-là même qui sont censés les défendre bec et ongles, qui ont le pouvoir matériel, logistique, politique, humain de réparer la grande injustice alimentaire dont il se sont rendus coupables à travers le pillage historique, méthodique des richesses coloniales et qui ne font rien ou si peu ? Jamais la république du commerce des armes ne s'est aussi bien portée qu'aujourd'hui ! Nos usines à canons tournent à plein régime, l'Europe engraisse, l'Afrique crève, que demande le peuple ?

Encore plus de beaux défilés militaires, encore plus de feux d'artifice, encore plus de congés payés.

Vous me pardonnerez d'avoir succombé à l'emploi d'expressions triviales afin de vous exprimer ce que je crois être l'essentiel en tant que citoyen français. En des circonstances particulières, un langage virulent sied mieux qu'un autre, plus formel, moins éloquent. J'ai eu le courage Monsieur le Président de faire mon devoir de citoyen français, même si cette lettre est surtout symbolique.

A vous de faire preuve de courage dans votre rôle de chef d'Etat d'un des pays les plus riches, et paraît-il, les plus vertueux de la planète.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à ma parfaite considération.

Raphaël Zacharie de Izarra
2, Escalier de la Grande Poterne
72000 Le Mans
Tél : 02 43 80 42 98
Freebox : 08 70 35 86 22
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Kalu & FFB

Vieille mémé, va...

Foie Gras

voilà, c'est jute un petit mot pour te dire qie j'adore parcourir tn blog ;)

fahrrad

Dies ist ein großer Ort. Ich möchte hier noch einmal.

Raphaël Zacharie de IZARRA

TONY MUSULIN, HEROS DES MINABLES FRUSTRES !

Grâce à un acte de banditisme audacieux Tony Musulin est devenu en quelques jours l'idole des Dupont.

Voici ce que j'en pense !

+++++++

Comment peut-on être admiratif envers un hors-la-loi qui vole l'argent des honnêtes épargnants ?

Personnellement je n'admire nullement un aussi sinistre individu qui pour des raisons purement égoïstes s'approprie des biens qui ne lui appartiennent pas.

Rappelons que voler une banque c'est ravir les fruits du labeur de milliers de probes travailleurs...

LAMENTABLE !

Le mythe du Robin des Bois est un mythe précisément : les crapules estimables n'existent pas : une crapule reste une crapule. Qu'elle soit déguisée en Arsène Lupin ou ou clown, son fond demeure le même.

Un voleur (surtout de cette envergure : aussi gourmand que peu scrupuleux) est avant tout un voleur, autrement dit un lâche fuyant ses responsabilités et n'assumant pas sa condition citoyenne, l'adversaire de la Civilisation, l'ennemi du bien public et de la fraternité ayant veulement rompu le contrat social, et non une personne digne d'admiration !

Tony Musulin est un âne, un être socialement immature, une âme primaire. En volant la société c'est l'humanité entière qu'il vole, donc lui-même.

Peu importe que son vol ait été commis envers un établissement bancaire (que certaines personnes regardent -à tort- avec si peu de considération)... L'aspect impersonnel de son méfait n'est qu'illusion qui masque l'essentiel car, fondamentalement, en volant une banque il vole son frère.

Un vol est toujours commis contre son prochain.

Une banque est au service des hommes et en vertu de ce fait je ne vois pas en quoi voler ce genre d'entreprise serait moins grave que voler un individu isolé...

L'auteur de cette bassesse n'a même pas l'excuse de la pauvreté puisqu'il touchait un salaire enviable que ne gagnent même pas la plupart des travailleurs bien plus méritants et courageux que lui (1700 euros mensuels) !

Seuls les esprits faibles admirent les actes de banditisme.

Moi, c'est la droiture que je salue.

Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
BLOG : http://izarralune.blogspot.com

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